Maison des esclaves | île de Gorée, Sénégal

Pourquoi se rendre sur l’île?

Pour son histoire: l’île de Gorée représente l’une des pages les plus douloureuses de l’humanité, la traite négrière

Bien située et offrant des conditions de mouillage exceptionnelles en raison de sa bonne rade, cette petite île de 900 mètres sur 300 mètres environ fût « découverte » par le navigateur Portugais Dias en 1444. L’île s’appelait alors Bêer pour les autochtones.

Par la suite, l’île fût prise par les Hollandais en 1627 puis par les Français 40 ans plus tard. Les Anglais la reprirent 5 fois aux Français ce qui témoigne de l’intérêt stratégique commercial de l’île.

Depuis 1978, l’île, qui est aussi une des communes d’arrondissement de la ville de Dakar, fait partie du patrimoine mondial de l’UNESCO. Comptant 1000 habitants, c’est aussi un lieu privilégié pour une maison de « vacances », ce qui je l’avoue, m’a un peu choquée.

La maison des esclaves        

Construite vers 1780 par Nicolas Pépin, la Maison des Esclave n’a pas été la seule esclaverie de l’île, ni même celle ayant joué un rôle capital. Mais elle demeure un lieu de mémoire symbolique.

Au rez-de-chaussée se trouvent les cellules des esclaves, gardées en l’état, humides, non-aménagées, repoussantes.

 Les hommes, femmes, enfants et jeunes filles étaient séparés dans des cellules différentes. D’autres pièces étaient destinés à la pèse, aux « inaptes temporaires » ou encore à recadrer comme la cellule des récalcitrants.

Tandis que l’étage supérieur était réservé au logement des maîtres.

En moyenne, les esclaves étaient stationnés environ 3 mois avant d’être vendus et transportés en Europe.

Dans les cellules réservées aux hommes, d’une taille de 2,60 m sur 2,60 m, étaient alignées jusqu’à 20 personnes, assises le dos contre le mur, des chaînes les maintenant au cou et aux bras .

L’effectif dans cette petite maison variait entre 100 à 200 esclaves.

Que faire d’autre sur l’île?

D’une manière générale, il est agréable de déambuler dans les ruelles et d’observer les maisons colorées de l’île. Au détour, vous tomberez certainement sur des artistes locaux, travaillant notamment des œuvres réalisées avec différents sables.

En raison de la brièveté de la visite (seulement quelques heures), nous avons fait l’impasse sur la visite du Musée historique et fort.

Même si les locaux se baignent, l’île n’est pas faite pour un moment plage.

Comment s’y rendre?

Par ferry. Rendez-vous au port autonome de Dakar (21 boulevard de la libération) avec votre pièce d’identité. Pourquoi? Parce que le tarif est différent pour les résidents au Sénégal, les résidents africains et les étrangers (j’ai payé 5000 CFA).

La traversée dure environ 20 minutes. L’attente pour embarquer au retour peut être longue (nous avons attendu près de 45 mins pour la navette).

L’entrée sur l’île

Il y a également un coût d’entrée sur l’île (1000 CFA de mémoire). J’étais assez surprise de cela et je n’ai pas pu retrouver d’informations officielles sur internet… Attention aussi aux nombreux guides auto-proclamés qui essayeront de vous alpaguer voire vous suivront en démarrant leur visite sans votre accord. Arnaque assurée si vous n’avez pas cadré le coût dès le début…

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